Learning Academy, un an déjà : “Ce programme a complètement changé ma vie”

En avril  2025, la formation de la toute première cohorte de la Learning Academy débutait. Destinée aux jeunes professionnels, ce programme permet de développer des compétences en management et événementiel notamment. 

Nous, on cherche de futurs leaders”. Ce jour-là, Ibrahima Wade, coordonnateur général du COJOJ, assène d’une voix grave une des phrases d’accroche dont il a le secret. Nous sommes en préambule d’une session de formation de la Learning Academy. Et  l’ancien athlète entend bien rappeler l’ambition principale de ce programme : permettre à toute une génération de bouleverser le cours de l’histoire en Afrique. 

Au cours de la formation, lancée à l’initiative d’un partenariat entre le COJOJ, 3FPT et BEM Dakar,“les participants bénéficient d’une formation de dix jours dispensée par le CIO, suivie de cinq jours de développement de compétences relationnelles. Grâce à des séances interactives et à des exercices pratiques, ils acquièrent des connaissances essentielles en matière de planification des Jeux, d’opérations sportives et événementielles, et des compétences adaptées aux responsabilités de leurs secteurs fonctionnels respectifs”, explique Olympics dans un article.

Aux participants, Bocar Laurent Sy, directeur exécutif des ressources humaines du COJOJ, martèle : “Vous ne représentez pas uniquement le Sénégal, vous représentez le monde”.

Changement de cap

Assis parmi les Learners, nom donné aux participants de la Learning Academy, en costume cravate, Mouhamed Dia écoute attentivement les discours. Il est installé non loin d’Ibrahima Wade. Peu de temps avant de rejoindre ce programme, il avait une activité professionnelle complètement différente. 

“Il y a encore un an, j’étais éleveur de poulets. Aujourd’hui, je suis coordinateur de projets et des opérations au sein du département de livraison des Jeux (GAD – Games delivery)”, explique-t-il, précisant qu’il s’agit d’un “des postes les plus convoités du COJOJ”. 

Il l’assure, un an après avoir intégré la toute première promotion, “ce programme a complètement changé ma vie”. Le premier jour de la Learning Academy, j’ai senti mon corps très lourd. Je me suis demandé d’où venait cette sensation. Et je me suis dit que c’était le poids des responsabilités”, se souvient le Learner.

Saisir une opportunité

Sokhna Dia, également membre de cette première cohorte, a également vu sa vie professionnelle prendre une tout autre direction grâce à la Learning Academy. Titulaire d’une licence en qualité, hygiène et sécurité et environnement, elle commence à travailler pour une entreprise de ménage qui nettoie des bureaux à Dakar. Par hasard, elle devient agente d’entretien au sein du COJOJ et suit de loin les actualités du comité. 

En coulisses, elle observe le COJOJ évoluer, s’abonne aux comptes officiels sur les réseaux sociaux. Curieuse de nature, elle se tient informée de l’actualité du comité et découvre la Learning Academy. Très intéressée par le programme, elle enregistre sa vidéo de candidature dans l’enceinte même des bureaux avec son téléphone. Sa candidature et son profil retiennent l’attention de l’équipe et elle intègre la première cohorte du programme.

“Ce programme est super pour nous, pour la jeunesse sénégalaise et africaine”, assure Sokhna Dia, qui incite tous les jeunes à suivre son exemple. 

Un héritage concret pour l’Afrique

La Learning Academy est bien plus qu’un centre de formation”, assure Ibrahima Wade. “C’est un levier stratégique, un laboratoire de compétences, un espace où l’excellence devient accessible, où le potentiel africain se structure, s’organise et s’élève.”

Lors du lancement de la première cohorte, près de 1.900 candidatures ont été soumises au COJOJ.  Au total, 9 cohortes seront lancées et plus de 400 jeunes seront formés et pourront prendre part activement à l’organisation des JOJ Dakar 2026. Une première en Afrique. 

L’idée est très simple”, explique encore Bocar Laurent Sy : “On veut les former pour pouvoir garder un héritage en termes de métiers, de compétences pour les grands événements”. Son propos est appuyé par Ibrahima Wade. “L’héritage que nous construisons ne se limite pas aux infrastructures, ni aux programmes. Dakar 2026 laissera des compétences, des leaders, des femmes et des hommes capables de porter les grands événements sportifs de demain partout en Afrique.”

Pour Sokhna Dia et Mouhamed Dia, l’héritage de la Learning Academy est déjà là : après les JOJ Dakar 2026 tous deux envisagent de continuer à se former pour acquérir d’autres compétences dans le domaine du management. “La suite, pour moi, ce sera toujours plus haut”, achève Mouhamed Dia. Dans son viseur : les Jeux Olympiques de Los Angeles, prévus aux États-Unis en 2028.

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