Passionnée par le sport et les compétitions internationales, Aïchatou Diop était volontaire à Paris 2024 avant de rejoindre le Cojoj. Son ambition : servir son pays, le Sénégal, et contribuer à la réussite des JOJ Dakar 2026.
Dans quelques mois à peine, le tout premier événement sportif olympique organisé en Afrique aura lieu au Sénégal. ‘‘Une grande fierté’’ pour Aïchatou Adélaïde Diop, qui s’engage à “tout donner” pour contribuer à la réussite des JOJ Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre prochains.
Sénégalaise d’une trentaine d’années, elle est actuellement membre du comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (Cojoj), en tant que coordinatrice du Complexe Tour de l’Œuf (CTO). Situé en plein cœur de Dakar, dans le quartier du Point E, le site acceuillera les épreuves de natation, de breaking et de skateboarding notamment.
Nageuse de compétition durant l’adolescence, ancienne volontaire affiliée aux transports lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, rejoindre le Cojoj était une évidence, une suite logique, pour Aïchatou Diop. “C’est comme si j’étais à l’armée : je me suis engagée pour servir mon pays sans rien attendre en retour”, explique la native de Dakar.
Une voie toute traçée
Fière de ses origines sénégalaises, son plat préféré est le thiéboudiène blanc, “avec tout dedans : les moules, le guedj”, tient-elle à préciser. Et l’amour de son pays ne date pas d’hier : dès qu’elle en a eu l’occasion, Aïchatou Diop a fait briller les couleurs du Sénégal.
Plus jeune nageuse à participer à la mythique course Dakar-Gorée en 2003 – elle est alors âgée de neuf ans –, Aïchatou va côtoyer les bassins jusqu’à l’âge de 20 ans et fera partie, des années durant, de l’équipe nationale de natation. “Je n’étais pas une grande nageuse, mais j’ai quand même fait un peu de compétition”, se souvient-elle.
Lorsqu’elle se retire, la jeune femme se consacre pleinement à ses études. Après avoir obtenu un baccalauréat en gestion, elle s’oriente dans un cursus en études sanitaires et sociales. Issue d’une famille impliquée dans ce secteur, elle a grandi en étant persuadée qu’elle suivrait, elle aussi, cette voie, une fois le moment venu. “Depuis que je suis toute petite, contrairement à beaucoup de personnes qui ignorent encore ce qu’elles veulent faire plus tard, moi je savais que je devais faire un métier dans la santé”, confie Aïchatou Diop.
Titulaire d’un BTS sanitaire et social, elle décide de se reconvertir en nutritionniste spécialisée dans le sport. Sur son temps libre, Aïchatou donne des cours de natation aux enfants et aux adultes.
“C’est ça, l’esprit sportif”
Curieuse et avide de voyages, elle poursuit au quotidien son plus grand rêve : participer activement à l’organisation d’événements sportifs internationaux. “Mais mon statut d’athlète ne me permettait pas d’y accéder à l’époque”, explique la jeune femme.
Fin 2019, lorsqu’elle intègre l’académie olympique du Sénégal, Aïchatou s’intéresse davantage à l’actualité sportive et olympique. Elle suit tous les événements sportifs majeurs organisés sur le continent, comme la Coupe d’Afrique, et reste à l’affut d’opportunités à l’échelle internationale. Lorsqu’on lui annonce que le recrutement des volontaires pour les JO de Paris est ouvert, elle tente immédiatement sa chance.
Sa candidature est retenue et Aïchatou part en France pour participer aux Jeux de Paris 2024, en tant que volontaire aux Jeux olympiques et paralympiques. “Même si je n’avais pas été retenue, je serais partie. J’aurais trouvé un moyen d’y aller et d’y participer. Pour moi, c’est ça l’esprit sportif : quand je veux quelque chose, je l’obtiens.”
Un héritage pour les futures générations
Cette détermination sans borne vient en partie répondre à un goût d’inachevé au regard de son palmarès lorsqu’elle faisait encore de la natation de compétition. “Comme je n’ai pas pu être une grande athlète, je me dis que je peux participer aux compétitions internationales en étant de l’autre côté, du côté de l’organisation.”
Riche d’une expérience d’athlète et de volontaire, Aïchatou entend aujourd’hui donner son temps, son énergie et transmettre ses compétences au plus grand nombre. “C’est important pour moi, je vais pouvoir avoir des choses à raconter plus tard. Je pense surtout à l’après, à mes petits enfants, si j’en ai un jour, ils pourront se dire que leur grand-mère a participer à tout ça et pour moi c’est la plus belle histoire”.
“C’est aussi le message que je veux transmettre aux jeunes Sénégalais”, complète Aïchatou Diop. “Il ne faut pas hésiter, il faut saisir ces opportunités. Les JOJ sont une porte ouverte, le monde entier sera là. Donc, on doit pouvoir dire plus tard qu’on a été là pour notre pays, notre nation. Moi, je trouve que c’est une fierté.”
Pour rejoindre le programme des volontaires Jambaar 26, inscrivez-vous ici :
https://www.olympics.com/fr/dakar-2026/volontaires-jambaar26/


